En quoi l’hypnose régressive est-elle utile en thérapie ?

L’hypnose : une expérience subjective

L’inconscient possède plusieurs caractéristiques spécifiques. Il est notamment siège de notre mémoire. Aussi, durant l’expérience hypnotique, par le biais de différentes techniques d’hypnose, il est possible de raviver des souvenirs oubliés ou encore de révéler des informations relayées à la niveau inconscients. Il s’agit cependant de faire attention au « False syndrom memory » ou fausse mémoire : En effet, l’inconscient peut être créatif. Soit il a déjà vu, entendu, senti et ainsi perçu réellement, un événement… soit il construit, invente, et fantasme… Il est important de se rappeler ce phénomène dans un contexte de régression hypnotique notamment. L’hypnose ne permet pas d’avoir de certitudes quant à la véracité d’un évènement. Ainsi, l’hypnose ne peut pas être utilisée comme indicateur preuve à un niveau judiciaire. Cependant, à un niveau thérapeutique, que si la nouvelle réalité perçue favorise le mieux-être et l’écologie de la personne, une information tronquée ou modifiée sera pertinente même si elle est inventée par le sujet. Elle comblera par exemple un manque ou favorisera une compréhension plus profonde, riche de sens.

La subjectivité de l’expérience hypnotique alliée à des émotions réparatrices permet de donner du sens, guérir des blessures intérieures et s’apaiser.

Si vous souhaitez en savoir plus sur l’hypnose et notamment la régression hypnotique, alors, nous vous invitons à visualiser la vidéo « hypnose : vrai ou faux ». Vous pourrez notamment vous amuser sur la perception subjectives des participants sur les évènements évoqués issus d’une séance en hypnose régressive.

Points de vigilances vis-à-vis d’approches qualifiées de quantiques, spirituelles, ésotériques en lien avec des vies antérieures

Il est de plus en plus fréquent d’entendre ou de lire des offres d’accompagnement « miracles » à base d’hypnose ou d’états modifiés de conscience. Aussi, il s’agit pour un patient de rester vigilant et de questionner le praticien sur sa pratique, sa formation, son approche. Il s’agit de faire vraiment attention aux praticiens qui mélangeraient des termes issues d’un certain mysticisme, de croyances personnelles, d’une pseudo-science ou à connotation ésotérique. Même si l’hypnose mobilise des émotions, l’approche de l’hypnose – telle que nous la pratiquons et l’enseignons – est très pragmatique. L’hypnose est un ensemble de techniques qui nécessitent simplement une bonne capacité d’apprentissage et de l’expérience pour améliorer le geste technique. Il n’est en aucun cas question de don ou de « magie ». Nous avons l’habitude de dire en cabinets public en prenant le contre-pied de Saint Thomas que « on ne voit que ce que l’on croit ». En effet, les croyances que nous avons sur le monde influence nos cognitions, nos décisions et nos actions.

Imaginez par exemple la demande d’une patiente qui n’avait jamais réalisé de travail thérapeutique et qui souhaitait explorer des vies antérieures en hypnose. Il s’agissait de sa croyance personnelle, aussi, il aurait été possible de suivre sa demande. Elle s’étaient orientée vers l’hypnose pour son aspect rapide et spectaculaire. Cependant, durant l’anamnèse, en analysant sa demande, nous avons pu analyser d’autres difficultés relationnelles qui l’empêchaient de construire une relation affective. La problématique n’était pas vraiment liée à des vies antérieures qui – selon elle – auraient pu expliquer son manque de chance en amour en défaussant sa propre responsabilité dans la relation. En ayant construit une alliance thérapeutique de qualité, nous avons pu travailler dans l’ici et maintenant pour lui permettre de développer de nouveaux modes relationnels plus adaptés à ses envies de construction d’une vie de couple épanouie. La guérison est avant tout intérieure. Elle passe par l’introspection qui mène à la responsabilité et à l’autonomie. Ainsi, la qualité de l’accompagnement, le professionnalisme du praticien et la capacité du client à travailler sur lui-même permet de progresser et d’atteindre les objectifs fixés.

L’hypnose dite spirituelle consiste à utiliser l’état modifié de conscience pour permettre au client de lever des résistances et s’autoriser à être pleinement lui-même. Ainsi, il s’agit pour le thérapeute d’accompagner le client dans un alignement intérieur en révélant ses talents et en les mobilisant au service de projets et d’actions soutenues par ses valeurs profondes. Progressivement, il gagne en autonomie et en liberté pour choisir dans quelle direction orienter ses actions en ayant conscience de sa propre responsabilité. On parle aussi d' »empowerment« .

Pour choisir votre thérapeute, nous vous invitons à l’interroger sur son approche, sa formation, son expérience, ses succès et ses échecs dans l’accompagnement thérapeutique, les sujets abordés avec son superviseur, les dernières formations qu’il a réalisé dans la cadre de la mise à jour de ses compétences. Ces éléments de réponse et votre intuition vous permettront de savoir si vous avez trouvé votre hypnothérapeute.

Les applications d’une séance d’hypnose régressive

Les applications de l’hypnose régressive sont multiples. La régression d’âge en hypnose est notamment utilisée quand il est difficile d’identifier une cause à un symptôme. Ainsi, l’hypnothérapeute réalise un processus de régression. Pour débuter, il pose un ancrage hypnotique qui permettra de remonter le temps jusqu’à une situation d’origine. Cette situation pourra amener une perception différente ou une libération d’un émotionnel bloqué. Ainsi, le patient pourra donner du sens et mieux accepter sa singularité ou se libérer du symptôme.

La régression est particulièrement adaptée dans le cas de la gestion de traumatisme. Il peut s’agir d’un trauma ponctuel ou d’une situation répétée dont la charge émotionnelle est devenue si forte qu’elle est équivalente à un trauma.

Un traumatisme peut être physique ou psychique. Le traumatisme renvoie à la subjectivité de la personne. Ainsi, la perception du traumatisme n’est pas forcément en lien avec l’intensité de l’événement.

Le traumatisme fait appel à nos ressources archaïques au niveau du cerveau reptilien. Il s’agit de survivre. Voici les séquences au cœur de la réaction traumatique :

  1. Hyper activation : le corps rassemble ses ressources pour se préparer à faire face à une menace. Exemple : augmentation de la fréquence cardiaque, rythme respiratoire, agitation musculaire, tension, impatience
  2. Constriction du corps et des perceptions : le système nerveux se concentre sur la menace. Les vaisseaux sanguins se contractent pour préparer l’action : attaque / défense. La personne est hyper vigilante. La masse sanguine est disponible dans les muscles tendus. Le corps est prêt à passer à l’action. Exemples : respiration modifiée, tonicité musculaire et attitude physique tendue.
  3. Dissociation : la dissociation nous préserve psychiquement de la peur de la mort. Le sentiment de soi disparaît. Les sensations disparaissent. La dissociation s’accompagne d’une distorsion du temps et de l’espace. Plus que de retrouver les sensations pénibles, dans le cas du traitement du traumatisme, il s’agira de permettre au patient de conscientiser cette dissociation
  4. Sentiment d’impuissance lié à l’immobilisation / figement : ce sentiment apparaît quand une menace est impossible à contrer. La décharge énergétique n’ayant pas eu lieu. Le psychisme freine et fige. Le corps est littéralement figé.

Quand les quatre phases du traumatisme ont été vécues, elles aboutissent généralement au stress post traumatiques. Des caractéristiques mentales et psychologiques apparaissent, se déploient et s’installent dans la vie de la personne dans les semaines suivantes.

Les symptômes traumatiques s’organisent souvent autour des phases d’activation et de constriction.

Plusieurs symptômes peuvent être révélateurs d’un traumatisme : hyper activation, constriction, dissociation (et déni), hyper vigilance, flashbacks, sensibilité accrue à la lumière ou aux sons, émotivité et sensibilité excessive, réactions disproportionnées ou sursauts, cauchemars et terreurs nocturnes, instabilité de l’humeur, inaptitude à gérer le stress quotidien, insomnies ou mauvaise qualité du sommeil ; attaques de panique ou phobies, hyper activité, comportements d’évitement, mise en danger et prises de risques, amnésie et trous de mémoires, incapacité à aimer ou se lier à l’autre, peur irrationnelle de mourir ou de la folie, renfermement sur soi ou timidité excessive, maladies psychosomatiques, fatigue récurrente, problèmes immunitaires, sexualité diminuée ou excessive, sentiment d’impuissance et passivité, dépression ou sentiment de danger perpétuel.

En thérapie, avant de travailler sur un trauma, il est essentiel de créer une bonne alliance thérapeutique. Cela passe par la capacité à créer un espace de sécurité physique et psychique pour le patient. Cela passe aussi par la capacité à accueillir et soutenir inconditionnellement.

Aller vers le traitement du traumatisme engage dans des mécanismes de défense (ou de sécurité). Le patient s’est enfermé dans un mode de fonctionnement pour survivre. Il s’agit de respecter son temps et ses rythmes.

Avant d’accéder au traumatisme, il est possible de travailler au préalable sa conscience sur une sensibilisation aux 4 différentes phases du trauma. Le principe du traitement du trauma est de renégocier les perceptions traumatiques.

Plusieurs techniques sont très bien adaptées au traitement des traumatismes : L’EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing), TIPI, EFT, la kinésiologie, Somatic experience et l’hypnothérapie.  En hypnothérapie, le travail se fera souvent en régression.

Ces techniques travaillent avec l’inconscient de la personne. Certaines font directement appel au corps pour accéder aux informations traumatiques. C’est le cas de la kinésiologie qui utilise le test musculaire comme indicateur du stress.

Dans ces techniques, l’objectif est de mobiliser le cerveau limbique et le cerveau reptilien pour transformer des perceptions, libérer des émotions, et re-signifier le trauma. Dans l’accompagnement thérapeutique, une phase d’intégration est fondamentale pour donner du sens et créer un pont vers l’avenir. C’est ainsi que le patient reprend son autonomie et développe ses capacités de résilience.

En hypnose de régression, le corps se détend. De manière dissociée, le sujet explore son passé avec une certaine distance émotionnelle. Le praticien en hypnose peut modifier la perception de détails des situations traumatiques afin de modifier les perceptions, les représentations, les interprétations, les schémas de pensées et les croyances associées. Ainsi, en revenant à l’état de veille, libéré de certaines émotions, le sujet peut alors développer de nouvelles capacités et de nouveaux comportements pour mieux vivre et explorer les possibilités que lui offre la vie.

Il faut parfois plusieurs séances d’hypnose avant d’envisager une séance de régression en hypnose. Les images mentales peuvent être recouvertes par des résistances inconscientes. Laisser remonter ces images subconscientes peut prendre du temps. Il s’agit de planifier une séance d’hypnose plus longue pour traiter les émotions associées aux évènements revisités en régression. De même, la fin de séance d’hypnose permet aussi de valider les points de vue du client et s’assurer qu’il se sent bien. Un temps d’échange est important après une régression hypnotique.

Quelle est la formation adaptée pour apprendre la régression en âge en hypnose ?

La formation la plus adaptée pour apprendre les régressions en hypnose est la formation en hypnose ericksonienne et la thérapie brève. Avant de réaliser une régression, il s’agit de savoir recevoir un patient avec humilité et de créer un cadre thérapeutique sécurisant. L’alliance praticien-patient doit être forte et basée sur la confiance afin que le client puisse explorer ses vulnérabilités en toute sécurité. Vous apprendrez l’hypnose et notamment un protocole spécifique pour la régression en âge appliquée au traumatismes.

Où vivre une séance d’hypnose régressive : Paris, Lyon ou Marseille ?

Selon votre lieu de résidence, vous pouvez chercher un praticien en hypnothérapie proche de votre région. Il n’est pas nécessaire qu’il sache pratiquer l’hypnose régressive pour vous aider à résoudre une problématique. En effet, pour savoir si l’hypnose régressive est adaptée, l’hynothérapeute vous recevra en séance d’anamnèse afin de mieux comprendre votre histoire de vie et les causes potentielles reliées à la problématique. Alors, il pourra vous dire si l’hypnose en régression d’âge est adaptée ou pas.

Si vous cherchez spécifiquement une personne qui puisse réaliser spécifiquement une régression en âge, nous pouvons vous orienter vers des hypnothérapeutes que nous avons formées à l’hypnose ericksonienne dans différentes régions de France.

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